La création d’un consensus
La crise financière actuelle est entrain de mettre en lumière la travail de sociologue de l’économie et la monnaie, comme Paul Jorion, qui montre le rôle sociale de la monnaie, et de l’économie qui n’est pas toujours si rationnel que cela… Dans le même sens, je me suis souvenu d’un livre très intéressant sur la construction d’une connaissance stabilisé sur les oeuvres d’arts : Experts et Faussaires de Christian Bessy et Francis Chateauraynaud. Livre fort agréable à lire construit selon un style narratif, il décrit comment les Hommes réalisent des allés et retour continue entre la réalité physique et une connaissance stabilisé qui donne lieu à des preuves et prouve l’authenticité de pièces d’art, de document ou de la monnaie. Ils développent ainsi une théorie des prises lié à des plis de la réalité qui construisent l’expérience. Cette matérialité a besoin d’une connaissance sociale pour se stabiliser mais cette connaissance n’est rien sans une prise sur le monde. Un consensus se créé alors sur le monde qui nous entoure.
Cette analyse porte donc sur les objets d’arts qui ont un besoin continu d’être authentifier dans le jeu du chat et de la souris joué par les experts et les faussaires. L’œuvre d’art ne vaut rien (c’est un raccourcis) si elle n’est pas originale.
Que vient faire le media dans cette histoire ? Le media est aujourd’hui omniprésent dans notre quotidien soit en temps que vecteur d’information (en tant que Mass Media) ou en temps qu’information échangé. Pourtant on le voit dès maintenant, le “media” n’a pas de définition propre et ne peut être défini qu’en définissant d’autres termes. Bien plus qu’un objet significatif et stable il semble provenir lui aussi d’un consensus sociale et des attentes d’une société. D’ailleurs toutes les sociétés n’ont pas de media et ont pourtant du divertissement, des objets etc…
Media comme construction ?

