Une psychologie de Twitter (part. 2/2) | Psy et Geek ;-)
Après les blogs, youtube, facebook & co, c’est au tour de Twitter de défier la chronique. Les “peoples” et autres “stars” racontent leurs vie en direct, 1 394 270 points pour Britney, seulement 25 107 pour Moby, mais heureusement 1 132 615 pour Barack Obama.
Dans un premier temps, on a assisté dans la fameuse “blogosphère” à de long discours sur le changement médiatique entrainé par Twitter au cours des derniers attentats en Inde ou des catastrophes naturelles survenus. L’afp se trouve supplanté par un média du peuple, sans filtre et sans vérification, et cela a donné son lot d’analyse sur la société de l’information.
Maintenant, Twitter franchie un seuil. Après avoir été l’outil de Geek en mal d’information temps réel sur le repas du voisin, l’outil est adopté par une masse énorme d’utilisateur, et notamment pour du marketing de stars ou de communication d’entreprise et politique, ce qui fait venir encore plus d’utilisateur. Le buzz, le hype, bref, l’envie et la curiosité sont nées. Encore une fois bref, on en parle ! Et finalement on voit les mauvais côtés. Humain tout cela.
L’article en question fait le point surles différents discours et approche concernant twitter. Cela va de la pyramide de notre bon Maslow en ce qui concerne nos besoins de sociolisation (guère novateur et plus que biaisé…) jusqu’à l’addiction à l’information continue. Néanmoins, ce qui retient l’attention concerne l’estime de soi et le processus narcissique dans lequel se trouve enfermé l’utilisateur – comparable aux machines à sous, selon Kathy Sierra, ancienne game designeuse. L’écran agit comme un miroire, en face duquel nous sommes seules et qui nous projette et une image biaisé de la réalité, et de nous même. C’est une mise en scène, au même titre qu’un théâtre de marionnette. Evidemment, cela n’est pas propre à twiter et concerne le monde internet en général. Internet produit un conditionnement particulier, mi-dépédance, mi-reconnaissance qui est surdéveloppé dans le cas de twitter. Qui, honnêtement, est intéressé par le repas de son voisin… c’est évidemment pour créer un retour et une reconnaissance de sa propre personne.
Finalement, le problème est le même que dans le cas de la blogosphère. On tourne en rond au fond d’un bocal. Certes grands, certes à l’échelle du monde (encors faut il être relier à internet, donc la moitié du globe est effectivement exclu, mais potentiellement inclus…), mais dans un bocal tout de même : celui d’internet. Le web est formé d’hyperlink. C’est d’ailleurs cela qui le caractérise principalement. Or comme on le sait (InternetActu – Le papier contre l’électronique et dossier) les micro-intéractions suicités par la pratique du réseau ne favorisent pas la concentration et la lecture profonde. Le web favorise la création de lien… de toujours plus de liens… Or on ne peut lier que le web au web… Et on fini inévitablement à tourner en rond (même en intégrant du réel de temps à autre), en parlant des blogs sur les blogs, en parlant de twitter sur twitter, en parlant beaucoup d’internet sur internet.
f.
Ormis une conclusion très jacobine sur la crise financière ce livre très didactique explique de façon claire et concrête le mécanisme financier en place depuis une dizaine d’années. A force de miser sur le crédit à la consommation pour créer de la valeur potentiel, la finance s’est complètement détachée de la réalité des remboursements pour ne constituer qu’un monde potentiel pure et parfait. Ce monde ne tenait plus que par la croyance que la valeur virtuel était finalement bien réel. Le pire est que le virtuel était comptabilisé dans les bilan comme de l’argent réel… le crash n’en est que plus rude. Au final rien n’a été appris depuis l’histoire des tulipes hollandaise du XVIIème siècle, et toujours pareil, l’état se retrouve payeur (Voir 